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2017, une année de grands changements

Décembre 2017, à 3 sous notre toit…

La fin d’année approche, une occasion de faire le point sur les 12 mois qui se sont écoulés.

C’est parti!

En Janvier nous avons commencé les travaux de notre maison sur le terrain, et parce qu’un seul challenge ne suffit pas, j’étais enceinte de 7 mois ! Nous avons alors entamé une course contre la montre pour avoir un toit pour 3 en 3 mois !

Pour rappel, nous vivions dans un bungalow d’hôtel d’une vingtaine de mètres carré depuis plus d’un an… Sans électricité courante, ni espace privé extérieur, pour en passer des meilleures ! Mais nous avions l’avantage d’être à deux pas de la plage (le bonheur pour une femme enceinte !).

Parce-que seuls, l’ampleur des travaux nous aurait dépassé, nous avons fait appel à Rogier et Miebet, un couple de Hollandais installés à Madagascar depuis plusieurs années, qui avait créé BambooBasics, une société de conception et construction spécialisée dans l’utilisation du bambou (traitement, ingénierie, architecture), et que nous avions rencontré deux années plus tôt (il faut dire qu’on savait déjà ce qu’on voulait avant même d’être à Mahambo !).

C’est ainsi qu’après 4 mois de conception, (l’emplacement des prises électriques n’étant pas moins important que la hauteur des toilettes sèches ou que la taille de la surface au sol, ça prend un certain temps de penser à tout !) nous avons démarré avec les fondations en Janvier, en faisant appel à un entrepreneur de Mahambo, sous la supervision de BambooBasics.

Peu de temps avant de commencer, nous avions fait construire, un « trano falafa », une maison traditionnelle,  afin de stocker le matériel pendant la durée des travaux, et en prévision d’aménager l’endroit en local pour plus tard.

Février, nous voilà en train de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing, de notre chez nous. Pendant que la maison prenait de la hauteur, mon ventre quant à lui, grossissait à vue d’œil (enfin presque).

En Mars, la maison avait pris forme, les murs étaient montés, et les espaces définis, malheureusement nous n’étions pas vraiment dans les délais et la vraie course allait commencer.

Bouleversement de programme

Le 22 Mars était une belle journée, propice à un petit ménage de printemps, à faire des cartons et remplir des valises. En fin d’après-midi, quelqu’un toqua à la porte, curieux de sortir de là où il était pour comprendre tout ce remue-ménage et impatient d’y prendre part…

Suite aux efforts fournis pour le rangement, j’avais donc des contractions mais des doutes sur un accouchement immédiat possible (le temps que ça monte au cerveau^^). Doo (notre fidèle ami aux multiples compétences ! On en reparlera !) qui passait par là, décida d’appeler la sage-femme du village pour vérifier un peu tout ça. En voyant Gilles, elle s’inquiéta en disant que le bébé est déjà très bas et que nous n’aurions même pas le temps d’aller sur Toamasina (Tamatave). Branlebas de combat, il fallait partir!

20h00, nous (Gilles & moi, mais aussi Doo et la sage-femme, on ne sait jamais) étions donc sur la route, en direction de Toamasina quand même pour que j’accouche ! Trois heures plus tard, la route n’étant pas en très bon état et les trous n’aidant pas, nous arrivions enfin à destination.

Merci la technologie, j’ai pu passer quelques appels skype à la famille et aux amis en France pour prendre du courage à quelques heures du « Poussez Madame ! » Ce qui n’est pas négligeable dans ce genre de situation ! Mais qui a valu une sacrée insomnie à ma mère !

Le 23 Mars, après une longue nuit de travail et beaucoup d’émotions, nous avons donc accueilli Noah. Grand moment de bonheur et fin de l’aventure « grossesse ».

Apprenant la nouvelle, la famille de Tana (Antananarivo) s’est organisée au plus vite pour venir nous soutenir : la mère de Gilles, Gina, a immédiatement sauté dans un avion pour arriver le jour de la naissance. Sa tante Josie, sa cousine Val et ses enfants, n’ont pas traîné non plus et sont arrivés le lendemain pour accueillir Noah et nous offrir un week-end serein en famille. Arsène, le père de Gilles, n’est arrivé qu’un mois après car il était préposé à la gestion du déménagement de nos affaires. Nous avons également reçu la visite des amis de Mahambo.

Notre programme ayant été un peu bouleversé par l’événement, nous avons dû nous organiser différemment. N’ayant pas encore de toit (c’était le cas de le dire) adapté pour nous installer avec un nouveau-né, nous sommes restés à Toamasina le temps de la fin des travaux, enfin c’est ce qu’on croyait. Nous en avons profité pour préparer le déménagement de nos affaires en provenance de Tana (la logistique n’était pas une mince affaire) et acheter nos derniers accessoires pour la maison.

Les délais de fin chantier étaient repoussés chaque semaine à cause d’imprévus divers, cyclone, transport de matériels, réajustements, mais surtout, réalisation des tuiles en bambous du toit. Notre volonté d’expérimenter de nouvelles techniques sur notre maison aux délais serrés nous a fait un peu transpirer ! Au bout d’un mois, les finitions approchant, nous avons décidé de nous rapprocher pour faire accélérer la cadence, et avons loué, pour un long mois de plus, une petite villa, mais cette fois-ci à Mahambo.

Dernière ligne droite

Pendant que je faisais un peu plus connaissance avec Noah, chaque jour, Gilles se rendait sur le chantier pour motiver les équipes et assurer l’installation solaire, la mise en place du système d’alimentation en eau, la pose des moustiquaires aux fenêtres et j’en passe, pour préparer notre arrivée dans les meilleures conditions.

Le dimanche 28 Mai 2017, jour de la fête des mères, après avoir passé un dernier coup de balais, nous nous installions chez nous.

Alors évidemment, nous avions à redire, la peinture extérieure n’était pas faite, le trou d’évacuation d’eau dans la douche pas vraiment centré, certains volets étaient plus petits que les ouvertures (très pratique ^^), etc…

Mais nous pouvions souffler. Respirer enfin, et souffler. Ce n’était pas seulement la fin de 5 mois de travaux et d’émotions, de doutes et de remises en question parfois, c’était le premier aboutissement de notre plan… Notre base était enfin posée!

Quel sentiment d’apaisement, de joie, de fierté, de donner vie à ses rêves.

Parce-que construire une maison à 90km d’une grande ville, à 1km du cœur d’un village, au milieu d’une forêt, sous un climat tropical superbe mais capricieux, où nos yeux ne voyaient qu’un terrain abîmé, une végétation pauvre, nous n’avions que notre rêve, la vision que nous avions dessiné, pour nous porter, et nous l’avons fait.

Nous l’avons fait, nous y étions pour de bon, les 6 pieds dedans ! Et un peu plus, puisque dans cette aventure, nous avons embarqué avec nous une famille extraordinaire! Doo & family ! Son père, sa femme et ses 3 enfants!

Good Bye 2017

Après l’impatience de s’installer, nous allons devoir apprendre la patience pour faire pousser notre Jardin-Forêt. Donner la vie demande de l’énergie et prend du temps, mais c’est magnifique.

Cela fait maintenant 6 mois que nous sommes installés, que nous prenons nos marques dans cette nouvelle vie, et maintenant, nous allons préparer silencieusement la suite des événements…

Nous verrons ce que 2018 nous réserve!

Cliquez sur les photos pour les agrandir 😉

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Deux frères lancent une plateforme de crowdfunding pour Madagascar

Article intéressant du Blog de Madagascar :

Pour résoudre le problème du financement des start-up à Madagascar, deux Malgaches résidant en France souhaitent aujourd’hui lancer Fanjava, une plateforme de crowdfunding ou de financement participatif.

 Ce concept n’est pas encore très connu dans la Grande Île. Mais en Europe et aux Etats-Unis, de nombreuses start-up sont déjà parvenues à rapidement devenir des géants grâce à ce nouveau moyen de financement, pour ne citer qu’Oculus VR ou Pebble.

Le principe est très simple : si vous avez une idée innovante et un prototype qui fonctionne, vous pouvez lever des fonds directement chez les utilisateurs finaux. Un peu partout dans le monde, ce mode de financement a déjà permis de financer des idées que les banques et les investisseurs traditionnels n’auraient pas forcément soutenu. L’autre avantage du financement participatif, c’est qu’il permet de mesurer concrètement la demande pour un produit.

Nous avons pu discuter avec Charles-Henri Ravony, l’un des co-fondateurs de Fanjava. Ce dernier nous a expliqué que si par exemple, un Malgache souhaite développer des coques pour iPhone fabriquées à Madagascar avec des matériaux locaux, il peut avoir recours au crowdfunding sur Fanjava pour financer son projet. Et si les fonds proviendront surtout de participants à l’étranger (Fanjava semble cibler en particulier la diaspora malgache et les Malgaches de cœur), la plateforme est réservée aux projets avec « Madagascar comme destination et terrain de réalisation ». Par ailleurs, le fait que Fanjava est domicilié en France constitue pour moi un avantage, car cela signifie que sa plateforme respectera un réglementation stricte.

En 2016, l’entrepreneuriat n’est plus réservé aux « gosses de riche »

« Toute bonne idée mérite d’être financée. Plus besoin d’être ‘fille’ et ‘fils de …’ pour réussir! », voilà ce qu’on lit sur le site web de Fanjava.

Charles-Henri Ravony nous explique que « la plateforme sera opérationnelle courant août 2016 avec 2-3 projets tests qu’on aura validé nous-mêmes. Par la suite ce seront des partenaires de haut niveau à Madagascar et surtout à l’International (incubateurs, écoles et universités, cabinets de conseil…) qui feront la pré-validation et, si nécessaire, l’accompagnement à la structuration pour démontrer la viabilité de chaque projet innovant soumis ». Aux porteurs de projet, il proposera non seulement une plateforme pour lever des fonds, mais aussi un encadrement gratuit. Et pour se financer, Fanjava prélèvera une petite commission sur les dons envoyés par les participants aux campagnes.

A Madagascar, l’entrepreneuriat intéresse plus de jeunes qu’on ne le croyait. Pour vous en convaincre, il vous suffira de voir combien de fois nos article sur Hanta Tina (Selon Forbes, Hanta Tina fait partie des milliardaires de demain) et Malala (A 19 ans, elle devient l’icône de la génération start-up à Madagascar) ont été partagés sur les réseaux sociaux.

Mais nous avons aussi lu vos commentaires. Et dans certains, des jeunes expliquent qu’avoir de bonnes idées ne suffit pas toujours. Le problème le plus souvent évoqué est celui du financement. « Le problème à Mada, ce n’est pas l’imagination, c’est parce qu’on n’a pas les moyens pour commencer nos projets », lit-on dans l’un des commentaires du Blog de Madagascar.

Pour contredire cet internaute, il nous suffirait de répondre que le blog sur lequel il a écrit ce commentaire a été lancé il y a quelques mois avec seulement un budget de 50 euros. Néanmoins, le problème est plus complexe et cet internaute a partiellement raison.

Cependant, avec les incubateurs de start-up et surtout les modes de financement nouveaux comme Fanjava, l’entrepreneuriat est accessible à plus de personnes.

Source : Le Blog de Madagascar

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De l’eau, encore de l’eau!

Avril 2016, il est temps de ramener un peu plus d'eau sur le terrain !

Nous creusons plusieurs bassins, de façon assez naturelle pour voir quel est le niveau d’eau et comment nous pouvons le gérer au fil des saisons sèches et humides.

Avec l’aide d’Alex, un guide local et Tsifa, un ami paysagiste zen, nous y installons quelques espèces aquatiques locales et accueillons enfin quelques libellules, de quoi ramener un peu de biodiversité…

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En Mouvement

Décembre 2015 - Janvier & Février 2016, ça bouge sur le terrain !

Nous construisons une seconde maison de gardien et les premiers membres de la petite ferme prennent place.

Nous débutons les premières plantations : manguiers, litchis, bananiers, caféiers, cocotiers, sapins…

Et pour notre plus grand bonheur, recevons beaucoup de visites et de soutien ! Merci à tous !

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On pose les Valises

Octobre 2015, à partir de là c’est Mahambo tous les jours.

Voilà nous y étions enfin, sur place, présents, au quotidien. Installés à Mahambo pour faire avancer le projet.

La première chose que nous avons faite fût d’installer un gardien sur le terrain. Au-delà d’un gardien en fait, ce fût un garde forestier, un jardinier, un père de famille et un amoureux de la nature.

En Novembre nous lui avons donc construit une maison et creusé un bassin pour la future ferme.

Et puis, un des frères de Gilles a été séduit par le projet et l’endroit, il a donc fait  l’acquisition d’un terrain voisin au notre. Nous nous sommes engagés à redonner vie à cet endroit dans le même esprit et la même logique que pour l’EcoSite afin d’y créer un grand verger tropical.

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Le Terrain

Septembre 2014, le projet peut commencer…

Après l’acquisition du terrain, nous avons effectué plusieurs visites entre Octobre 2014 et Août 2015.

En Février, avec l’aide de notre ami Edgar, Chef de Projet à Tuléar pour ADES (Association pour le Développement de l’Energie Solaire / Suisse – Madagascar), nous avons commencé à étudier notre sol, dans un premier temps pour y chercher l’eau, puis pour comprendre quels étaient les forces et faiblesses de notre terrain.

Celui-ci ayant servi à faire du charbon auparavant, la végétation était réduite à des buissons et beaucoup d’Eucalyptus. La plupart des grands arbres ayant été coupés, il restait principalement leurs énormes troncs sur lesquels poussaient de nouvelles branches.

Nous avons donc décidé de laisser respirer l’endroit, de ne rien couper, de ne rien planter pendant plusieurs mois.

Lors de notre visite en Août, la vie reprenait. En l’espace de quelques mois seulement les arbres avaient poussé, le sable laissait place à l’herbe et aux fleurs.

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Pourquoi le “Projet d’ISILIA” ?

Le Projet d’ISILIA est né en 2014, lorsque nous avons pris conscience que vivre en ville ne correspondrait plus pour très longtemps à nos aspirations.

En effet, évoluer au cœur de la nature nous paraissait être un cadre de vie plus sain et ne nous empêcherait pas de continuer nos activités.

Nous avons donc pris la “grande décision” et décidé de partir à Mahambo, un village de pêcheur que Gilles connait très bien pour y avoir créé avec son frère la première école de surf de Madagascar en 2003.

L’endroit semblait tout à fait adéquat pour nous permettre de développer les centaines d’idées qui nous bousculaient au quotidien.

Nous avons aussitôt orienter notre projet personnel vers un projet ouvert, ouvert aux autres, à l’autre, à ceux qui seraient intéressés de découvrir, de partager des idées, des connaissances…

C’est ainsi que notre vision est devenue très claire, tout était lié, notre cadre de vie, notre travail, notre contexte de recherche et d’actions en développement durable.

L’EcoSite était né.